La femme la plus riche d’Afrique et ex-première fille de l’Angola, Isabel dos Santos, a exprimé jeudi son intérêt de se présenter à la présidencielle. Une décision prise malgré le gel de ses avoirs et les accusations de détournement de plus d’un milliard de dollars de fonds publics.
C’est la première fois qu’Isabel Dos Santos, fille de l’ancien Président angolais, Jose Eduardo dos Santos, qui dirigeait l’Angola pendant 38 ans jusqu’à ce que Joao Lourenco prenne la barre en 2017, se lance dans la politique. Selon Reuters, citant la chaîne de télévision portugaise RTP, à qui elle a accordé une interview, Dos Santos a répondu « c’est possible », à la question de savoir si elle candidaterait pour la présidentielle de 2022. Cette décision, si elle se confirme, serait comprise comme une façon pour la femme d’affaire de 46 ans, de contrecarrer les plans de l’actuel Président qui, dans un discours de « lutte contre la corruption », accuse Isabel de détournement de plus d’un milliard de dollar de fonds publics.
Lourenco a réprimé le rôle des enfants de son prédécesseur, licenciant Isabel dos Santos de son poste de présidente de la firme pétrolière Sonangol et celui de son frère du fonds souverain. Dos Santos, son mari Sindika Dokolo et son associé Mario Leite da Silva ont fait l’objet d’un gel des avoirs le 31 décembre après des accusations d’avoir dirigé plus de 1 milliard de dollars de Sonangol et du négociant en diamants officiel Sodiam vers des entreprises où ils détenaient des parts. Isabel Dos Santos, surnommée «la princesse», vaut plus de 2 milliards de dollars, estime le magazine Forbes, tandis que les deux tiers de ses compatriotes vivent avec moins de 2 dollars par jour, selon la Banque mondiale.


Thursday January 01, 1970