La bonne circulation des biens et des personnes sur le territoire du Bénin est un enjeu majeur du développement économique. Le Gouvernement entend ainsi moderniser le réseau routier de Cotonou en aménageant une voie de contournement nord-est. Ce projet contribuera à décongestionner la ville de Cotonou et facilitera ainsi le transit et la mobilité dans cette grande agglomération du Bénin. Mais pour éviter des frictions sociales qu’occasionnera la destruction de certaines habitations, le gouvernement décide de faire des études complémentaires. 
La construction du contournement nord-est de Cotonou fait partie des projets phares du programme d’action du gouvernement. C’est un projet qui tient donc à cœur au Chef de l’Etat qui l’entend entourer de toutes les garanties pour que sa mise en oeuvre profite aux populations. Dans cette perspective, le gouvernement a décidé de faire faire des études complémentaires afin de prendre en compte un certain nombre d’implications sociales posées par le projet.  Cette décision a été prise ce mercredi 15 Janvier 2020 au cours du conseil des ministres. Cette étude complémentaire permettra de redéfinir les tracés du contournement de manières que des habitations appelées à disparaître du fait de la réalisation du projet soit épargnées. Le nouveau tracé selon le relevé du conseil des ministre, va permettre de prendre en compte la nouvelle configuration de la réalisation du projet, et d’éviter au maximum la démolition des habitations situées dans l’emprise de celui-ci. Le consultant EGIS international qui a déjà réalisé les études initiales d’aménagement du contournement nord-est et des berges de la lagune de Cotonou est retenu pour conduire ce complément d’étude.
Précisons qu’ au total, trente-trois quartiers seraient affectés par le projet de construction de la route de contournement nord-est de Cotonou, si les tracés ne sont pas revus. Cette initiative de construction d’infrastructures routières toucherait aussi plus de 55.000 concessions familiales, couvents, temples religieux et bien d’autres vestiges culturels dans la ville vitrine du Bénin, selon le comité des propriétaires de maisons présumées affectées par le projet à Cotonou. Le comité des propriétaires de maisons présumées affectées par le projet avait été mis sur pied. Il fut présidé par Morris Aguèmon. A ce titre, le 27 décembre 2017, une délégation gouvernementale a reçu le comité dans les locaux du troisième Arrondissement de Cotonou. L’objectif était de faire une étude d’impact environnemental et social puis recueillir les suggestions des populations présumées affectées par le projet afin d’établir la monture finale du projet. A ce sujet, Morris Aguèmon et les siens ont fait remarquer aux émissaires du Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable, la nécessité de prendre en compte la rue n° 895, prévue par les plans de lotissements des années 1958, 1984 et 1990, pour abriter particulièrement le contournement nord-est de Cotonou. Une rue actuellement jonchée d’herbes sauvages et inhabitée, dira le président du comité aux populations.  Cette remarque du bureau du comité des propriétaires de maisons présumées affectées par le projet asphaltage à Cotonou ne serait visiblement pas tombée dans les oreilles d’un sourd. Puisque qu’au finish, le gouvernement décide de faire des études complémentaires pour régler ces problèmes sociaux.


Thursday January 01, 1970