Dans une émission spéciale à l’occasion de la commémoration des 30 ans de la Conférence nationale des Forces Vives, ce mercredi 19 février 2020, le président Patrice Talon a exprimé sa volonté de transformer le PLM Alédjo en une cité balnéaire touristique. Mais ce projet est incompris du politologue Mathias Hounkpè qui se pose des questions.
Le PLM Alédjo est un symbole de la Conférence nationale des Forces Vives tenue du 19 au 28 février 1990. C’est le lieu qui a abrité les grands débats dans le cadre de ce conclave national qui a bouleversé les donnes politiques du Bénin. En état de délabrement très avancé depuis quelques années, le PLM Alédjo et son environnement immédiat pourraient être transformés en une cité balnéaire touristique. En tous cas, c’est le souhait du président Patrice Talon.
« Ma volonté, mon souhait, c’est que le PLM Alédjo et le lac marin qui le jouxte, constituent un complexe balnéaire de développement touristique », Patrice Talon.
Pour le politologue Mathias Houbkpè, ce projet du chef de l’Etat est incompris. « Monsieur le Président, j’ai suivi hier votre interview sur les ondes de l’ORTB et je voudrais, ici, parler de votre position sur ce qu’on devrait faire du PLM Alédjo. Je vous ai écouté sur cela, attentivement, et je dois vous avouer que je ne comprends pas du tout », a-t-il écrit.
Mathias Hounkpè se pose des questions
Le politique veut comprendre pourquoi la restauration du site PLM Alédjo et sa transformation en une sorte de musée d’une étape de l’histoire politique pourrait être en contradiction avec le projet de création d’une cité balnéaire touristique évoqué par le chef de l’Etat. Mathias Hounkpè fonde ses questionnements sur les exemples vu dans d’autres pays.
M. le Président,


Thursday January 01, 1970

je me demande pourquoi les Sénégalais ont conservé toute une île, quasiment en l’état, pour raconter à des générations l’histoire de l’esclavage;
je me demande pourquoi les Américains, qui ont une constitution, adoptée dans des conditions comparables à la nôtre, ont transformé l’espace où elle a été discutée en un Parc de la Constitution où se raconte, de génération en génération, l’histoire politique de leur pays;
je me demande pourquoi les Ghanéens, à l’instar de Gorée au Sénégal, ont conservé quasiment en l’état, pas loin de Cape Coast sur la côte ghanéenne, le fort de El Mina construit par les Portugais de 1482 à 1486;
je me demande encore pourquoi les Sud-Africains conservent intacte Robben Island, l’île célèbre où Nelson Mandela a été emprisonné pendant 18 de ses 27 années de détention. Je me demande encore pourquoi, et pourquoi …


Thursday January 01, 1970