Les députés ont écouté la ministre de l’industrie et du commerce, Sahadya Assouma, ce jeudi 16 janvier 2020, sur la situation du complexe textile du Bénin situé à Parakou. L’un des initiateurs de la question, Rachidi Gbadamassi, a donné des cours de Droit non seulement à la ministre mais aussi aux cadres du ministère.
« Madame la ministre, votre réponse est laconique et j’ai noté également dans vos propos des incohérences juridiques », a lancé Rachidi Gbadamassi à la ministre de l’industrie et du commerce. Pour l’élu de la huitième circonscription électorale, ce sont les cadres qui ont induit la ministre en erreur. « …j’en veux aux cadres, parce que ces cadres qui ont rédigé ce rapport, pour moi, ne sont pas à la hauteur », va poursuivre le Taureau de Parakou. Pour Gbadamassi, il faut sanctionner les rédacteurs du rapport que la ministre leur a présenté.
Il rappelle que le personnel du Coteb a été mis au chômage depuis le 1er mars 2017. Cela, explique-t-il, fait suite aux différentes difficultés qu’a traversé l’entreprise. Bien avant cela, le point fait en janvier 2017 prouve que l’employeur devait 10 mois de salaires au personnel. Ce qui soumet les familles du personnel à une situation difficile. Pire, le 28 février 2018, la société a été définitivement liquidée en présence du représentant du gouvernement et autres.
Gbadamassi et consorts pour sauver les travailleurs
Rachidi Gbadamassi et 30 autres députés ont interpellé le gouvernement pour savoir les tenants et les aboutissants de la liquidation de la société. L’élu de la huitième circonscription électorale ne digère pas la réponse de la ministre qui n’a rien dit sur le montant réservé dans le budget de l’Etat 2020 pour soulager les travailleurs. C’est pourquoi il entend introduire une demande d’enquête parlementaire sur le dossier afin de sauver les travailleurs qui sont « devenus des divorcés sociaux, des mendiants… ».


Thursday January 01, 1970