Le processus de réconciliation enclenché au Front populaire ivoirien suit son cours. A l »occasion de la traditionnelle cérémonie d’échanges de vœux entre militants et présidium, Pascal Affi N’guessan, président de la branche légale du parti a indiqué qu’il réussira le pari que lui a confié son mentor, Laurent Gbagbo.
Un peu discret depuis sa rencontre avec le président Laurent Gbagbo à Bruxelles, l’ex-premier ministre Affi N’guessan est enfin sorti pour clarifier aux militants et sympathisants du plus grand parti de la gauche ivoirienne, son nouveau cahier de charge. A son domicile sis à la Riviera M’Badon, l’ex-chef du gouvernement se veut confiant de la réunification de parti à la veille de la présidentielle. « Laurent Gbagbo m’a mis en mission pour l’unité. Je ne vais pas faillir« , a-t-il dévoilé.
Président de la branche légale du parti reconnue par les autorités ivoiriennes, le député Bongouanou est prêt à prendre langue avec les autres dissidents du parti pour le retour à l’unité. « Il n’est plus loin où Affi, Simone Gbagbo et Oulaye Hubert vont se promener pour aller dans des missions pour le FPI et la Côte d’Ivoire. Il est temps où le FPI montrera sa vitalité et son unité à la Côte d’Ivoire » poursuit-il. Selon plusieurs observateurs, le parti de la gauche ivoirienne pourra jouer un rôle capital aux prochaines joutes électorales si ces cadres parlent la même voix.
Affi N’guessan, colistier de Gbagbo à la présidentielle?
Dans un communiqué rendu public par le secrétaire général du FPI pro-Gbgagbo, Assoa Adou a listé les deux principales conditions de l’ancien chef de la primature lors de la rencontre de Bruxelles. A l’en croire, Affi N’guessan a demandé la tenue d’un Congrès unitaire qui devra reconduire le Président Laurent Gbagbo à la tête du Parti et le nommer 1er Vice-président assurant l’intérim avec les pleins pouvoirs. Il veut également être le colistier du Président Laurent Gbagbo, si celui-ci est désigné candidat du Front Populaire Ivoirien pour l’élection d’octobre 2020. Si ces conditions n’ont pas été acceptées officiellement, le natif de Gagnoa a ordonné à ce que les différents camps travaillent à son aboutissent à Abidjan.


Thursday January 01, 1970