La Russie et la Turquie ont tenté de résoudre la crise libyenne en obtenant un cessez-le-feu temporaire. Lors d’une rencontre à Moscou en Russie, un accord de cessez-le-feu définitif a été présenté aux deux parties mais Haftar a refusé de signer, posant plusieurs conditions.
On en sait un peu plus sur les raisons de la non signature de l’accord de cessez-le-feu définitif en Libye par le Général Khalifa Haftar. Selon un rapport de RFI, Haftar a posé plusieurs conditions avant d’accepter retirer ses troupes de Tripoli. Il demande « d’acter la dissolution des milices qui soutiennent son rival à Tripoli, et surtout renvoyer les mercenaires syriens et les soldats turcs ». Aussi, le chef de l’armée nationale libyenne (LNA) voudrait que l’initiative de l’ONU qui consiste en la création d’un comité pour contrôler l’accord de cessez-le-feu, soit remplacée par la création d’un comité de désarmement, rapporte RFI.
Comme un vainqueur ou un négociant en position de force, le Général Haftar ne s’en arrête pas qu’à ces conditions. Il réclame aussi le retrait des turcs de la médiation pour le cessez-le-feu. Selon RFI, « Khalifa Haftar refuse également toute médiation turque dans le dossier libyen ». En effet, étant donné que ce sont Erdogan et Poutine qui ont initié le processus, une délégation turque devait faire partie du comité de cessez-le-feu, mais ce n’est pas du gout de Haftar. Ce dernier « réclame aussi l’instauration d’un vrai gouvernement de réconciliation nationale qui regrouperait tous les Libyens avec l’aval du Parlement ».


Thursday January 01, 1970