Ce jeudi 13 février 2020, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a délivré son discours sur l’état de la nation devant le Parlement, au Cap. Le successeur de Jacob Zuma a déclaré que les finances publiques sont soumises à de fortes pressions.
Le président Cyril Ramaphosa, qui avait promis une « nouvelle aube » pour le pays, après avoir succédé à Jacob Zuma à la tête de l’ANC, il y a deux ans, se retrouve désormais face à une situation économique compliquée. Dans son discours sur l’état de la nation devant le Parlement, au Cap, jeudi 13 février, le syndicaliste et homme d’affaires, arrivé au pouvoir début 2018, se retrouve désormais face à une situation économique compliquée.
Présenté comme « le fils préféré » de l’icône Nelson Mandela, Cyril Ramaphosa a hérité d’un pays malade d’une économie désespérément atone et écœurée par la corruption qui gangrenait, depuis des années, le sommet de l’Etat. « Le moment est venu pour nous de construire sur cette base, de nous unir, de travailler, de persévérer. Nous n’abandonnerons pas notre avenir au doute, au désespoir ou à la division », a déclaré Cyril Ramaphosa. « Nous continuerons notre marche vers la liberté. Nous accepterons le changement », a-t-il ajouté.
« Pour renforcer la capacité de l’État et accroître la responsabilité, je signerai des accords de performance avec tous les ministres avant la fin de ce mois », a-t-il déclaré. « Ces accords – qui sont basés sur les objectifs contenus dans le cadre stratégique à moyen terme – seront rendus publics afin que le peuple sud-africain puisse demander des comptes à ceux qu’il a élus ».
« Nous considérons ces accords de performance comme la pierre angulaire d’une nouvelle culture de transparence et de responsabilité, où ceux qui ont la responsabilité de servir – que ce soit en tant que titulaires d’une fonction élective ou en tant que fonctionnaires – font ce que l’on attend d’eux », dit-il. « C’est une culture où la corruption, le népotisme et le patronage ne sont pas tolérés et où des mesures sont prises contre ceux qui abusent de leur pouvoir ou volent l’argent public », ajoute-t-il.
Les députés du parti d’opposition des Combattants pour la liberté économique (EFF) ont tenu à lui faire comprendre que la lune de miel était terminée en chahutant la séance comme ils le faisaient sous Jacob Zuma, réclamant la démission du ministre des Entreprises publiques et le départ de l’hémicycle de l’ancien président, Frederik de Klerk. « Qu’a fait Cyril depuis que nous avons fait tomber Zuma, à part devenir président ? », se demande également Julius Malema, à la tête des Combattants pour la liberté économique (EFF), deuxième force de l’opposition.


Thursday January 01, 1970