La décision du président du Mali d’initier des pourparlers avec les djihadistes a fait le tour du monde et les réactions sont restées mitigées en ce qui concerne l’opportunité et l’issue de ce processus.
Comme tout le monde, la France, qui aide les Etats du Sahel, en l’occurrence le Mali, à combattre les djihadistes, a donné son appréciation sur cette initiative du président malien, Ibrahim Boubacar Keita. Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cité par RFI, Paris ne s’oppose pas à cette entreprise malienne et estime ‘que les « initiatives » prises par le président malien le sont dans le cadre « des recommandations du dialogue national inclusif »’. « L’action collective au Sahel est multidimensionnelle (…) au-delà de l’aspect sécuritaire, l’accent doit être mis sur les questions de stabilisation, de développement et de réconciliation », a indiqué le communiqué de la diplomatie française.
Cependant, il est un secret de polichinelle que la France considère Iyad Ag Ghali, depuis plusieurs années, comme son ennemi public n°1 dans la région et donc l’idée de négocier avec un tel individu ne plairait évidemment pas à Paris. Dans son communiqué, la France a pris ses distances avec la décision malienne en précisant qu’elle combat « les groupes armés terroristes au Sahel à la demande des États de la région et notamment du Mali », et donc qu’elle ne saurait négocier avec eux.


Thursday January 01, 1970